Necronomicon

Scénario et dessin : Patrice Woolley

Ce one-shot grand format de 64 pages est entièrement réalisé sur ordinateur par Patrice Wooley. Il vous plongera dans un monde cauchemardesque peuplé de créatures parfois monstrueuses, parfois attirantes, mais toujours trompeuses. Comment le héros s’est-il retrouvé dans ce monde ? Pourra-t-il s’en échapper ? Seule la dernière page vous apportera la réponse… pour votre plus grand malheur !

Les fans de Lovecraft et de ses grands anciens devraient frissonner de plaisir à la lecture de cette bande dessinée hors-norme. Réservé aux lecteurs avertis.

Mais ce sont encore les lecteurs qui en parlent le mieux :

« J’ai acheté votre bande dessinée Necronomicon et je tenais à vous témoigner de mon soutien et à vous faire part de mes félicitations. Votre bande dessinée possède une plastique incroyable et un univers qui, s’il est emprunté à Lovecraft, reste tout de même personnel et diablement efficace.

J’avais trouvé sur le forum superpouvoir.com le message d’un membre qui trouvait que la police était, je cite, « maladroite » (http://forum.superpouvoir.com/showthread.php?t=8184). Je trouve au contraire ce choix des nombres, des couleurs et des types de polices judicieux, qui, s’il ne participe peut-être pas à la clarté et à la lisibilité de l’ensemble, symbolise à mon sens assez bien la démence et le côté malsain de l’ouvrage et du monde dans lequel l’homme est plongé, comme si cet homme était perdu dans les méandres de son propre esprit et qu’il en venait presque à se parler à lui-même (mais ce n’est qu’une des nombreuses pistes d’interprétation que l’on peut donner à votre bande dessinée, j’oublie très certainement des points essentiels).

On peut probablement retenir un rythme de narration qui traîne un peu au départ, les premières rencontres et révélations sont tardives (au profit du suspens !), et les dialogues entre Abdul et l’homme qui précèdent la rencontre avec « Huit-pattes » peuvent sembler répétitifs ( »Je vais me casser d’ici ! » « Tu ne peux pas t’enfuir… » « Ta souffrance est si jouissive… »).

Il y a cependant une chose indéniable qui mérite clairement d’être énoncée, c’est la place de choix que vous accordez au lecteur du début jusqu’à la fin et le jeu avec les « codes » du livre, la mention des pages, et bien évidemment l’aspect « le livre dans le livre ». Dès le départ, vous semez le doute sur le rôle clef du lecteur, il est répété par ailleurs au tout début de votre ouvrage que le livre a un invité, et dès lors, l’ambiguïté est de mise : s’agit-il du lecteur ou bien de l’homme réduit à son triste sort ? Et inutile de parler de la fin du livre, tant vous l’achevez en beauté concernant le rôle du lecteur. Il aura la possibilité de fermer le livre avec une gêne sans nom, ou bien avec un léger sourire aux lèvres, sadique.

Et pour terminer, j’aimerais revenir sur l’aspect graphique. On peut ne pas aimer cet imbriquement, ce patchwork de 3D et de photos réelles trafiquées, torturées même, qui peut sembler irréaliste et assez maladroit, mais dans l’ensemble, le graphisme est comme je l’avais dit très plastique et presque attrayant, il s’agit-là d’un univers étrange, propre et particulier, auquel le lecteur ne sera de toute façon pas insensible, je pense. Je vous avouerais donc qu’à ce niveau-là, j’ai été séduit, même conquis par cet univers chaotique, onirique et dérangeant, cette plastique glauque et malsaine. La manière dont vous avez traité du Necronomicon est donc pour moi une belle réussite. »
R. PLE.

Et du côté des critiques :

« Album sensationnel dans lequel il ne faut pas avoir peur de plonger malgré un graphisme bien particulier. BD cauchemardesque peut être mais surtout une intrigue bien ficelée qui ne peut que vous laisser bouche bée… »
Le Graphivore

« En tout cas, un album complètement atypique, pas forcément très abordable mais en quelque sorte une vraie bouffée d’air dans le paysage de la BD actuelle ! »
Sceneario

« Patrice Woolley réussit le challenge de faire ressentir au lecteur, grâce à son Necronomicon, que nous sommes réellement le témoin – impuissant ? – de l’emprisonnement du personnage principal en étant également étroitement lié au sort de celui-ci. N’utilisant pas les poncifs récurrents des diverses interprétations des Grands Anciens – souvent des créatures tentaculaires – il redonne un souffle de renouveau à l’univers de Cthulhu inventé par Lovecraft tout en laissant notre imagination faire le reste. Patrice Woolley est un créateur dans le pur sens du terme et même s’il s’inspire d’un univers grandement usité il le fait à sa manière. Cet album atypique révèle un pouvoir de création très vaste et je vous conseille de faire l’expérience de lire cette œuvre d’un abord très particulier, mais qui par un récit rythmé et déchirant fait oublier le côté hors-normes de cette œuvre graphique. »
SciFi Universe

Quelques dédicaces de Patrice :

Dédicace

Dédicace