Pop Gun War

Scénario et dessin : Farel Dalrymple

Nominé pour le prix « Décoincer la Bulle » BoDoï-Leclerc 2006

Une grande ville américaine (presque) typique, et plus précisément un quartier de cette ville…

Un ange s’écrase dans une rue et décide de se faire couper les ailes. Un jeune garçon du nom de Sinclair se les approprie et commence à voleter aux alentours. Il ne reste plus qu’à le suivre à la découverte de la faune mystérieuse qui hante le quartier : un clochard persécuté par le reste des habitants et principalement par un type qui ne semble avoir mieux à faire de ses journées que monter les autres contre lui ; la sœur de Sinclair, une jeune prodige du rock ; un nain (qui peut accessoirement devenir géant) accompagné de son poisson volant (au sens propre du terme) ; des marionnettes vivantes et j’en passe…

Et tout ce petit monde vit sa petite vie bizarre dans un monde bizarre où se produisent des évènements bizarres ! POP GUN WAR est une BD totalement inclassable, surréaliste, qui n’est pas sans rappeler l’imaginaire de Tim Burton. Mais la force des personnages et du dessin de Dalrymple vous saisiront immédiatement et ne vous lâcheront plus une fois que vous aurez ouvert l’album !

La Presse en parle :

Pop Gun War est l’œuvre de Farel Dalrymple, un auteur dont la sensibilité narrative n’est pas sans rappeler David Lynch et qui a su se faire remarquer des plus respectés (Walter Simonson, Craig Thompson, Frank Miller…).
4/5 – Bédéka

Pop Gun War est une espèce de fable, une immense métaphore. C’est simple et beau et il convient à chacun d’en tirer sa propre interprétation. Ceux d’entre vous qui ont lu « L’écume des jours » de Boris Vian peuvent avoir une idée de l’âme singulière qui anime une œuvre fantasmatique et décalée de ce genre. Mais en écrivant cette chronique, je me rends compte de la difficulté de parler d’une telle histoire. En définitive, c’est quelque chose de totalement viscéral et personnel. Un mot peut-être sur le dessin : beau, instinctif, riche et dynamique. Il magnifie totalement l’histoire et montre que le noir et blanc a encore un bel avenir devant lui. […] Chaudement recommandé.
9/10 – Blam

En général, le mec qui vole sur New York s’appelle Spider-Man. En voici un autre, Sinclair, jeune noir qui a ramassé une paire d’ailes dans une poubelle et se les est attaché dans le dos. Surprise, ça marche. Mieux : quand on les lui arrache, elles repoussent ! Mais cela est-il plus bizarroïde que l’existence d’un curieux poisson à tête humaine que recherche un drôle de quidam ? Le grand Frank Miller parle d’une œuvre pleine de « mysticisme urbain » et juge, en connaisseur, que Dalrymple « sait manier un crayon ». À BoDoï, on en est tellement convaincu qu’on a glissé l’album parmi les douze premières œuvres sélectionnées pour le prix BoDoï – Leclerc.
- BoDoï

Dalrymple expose les petites méchancetés du quotidien, la difficulté à s’affirmer et à avoir des relations positives avec les autres, l’aliénation dans un mode de vie et des obligations acceptées par habitude. Une œuvre exigeante, au graphisme singulier, pour les introspectifs et les amateurs de BD indépendante.
- Murmures

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