Scarlet Traces

Scénario : Ian Edginton
Dessin et couleur : D’Israeli

Grâce à HG Wells, nous savons que les martiens ont jadis tenté d’envahir notre monde. Malheureusement pour eux, ils ne purent resister aux germes terrestres qui eurent raison d’eux alors que les armes étaient impuissantes. Mais que devint tout le matériel abandonné derrière eux par les martiens ?
Dix ans après la guerre, la Grande-Bretagne a réussi à maîtriser cette technologie et l’a incorporée à la vie quotidienne de tout un chacun, assurant ainsi son statut de première puissance mondiale. Mais derrière ce monde idyllique se dissimule un lourd secret, un secret qui pourrait ébranler l’Empire s’il venait à être révélé.
Le colonel Robert Autumn et son ami le sergent Currie se trouvent malgré eux embarqués sur la piste de ce mystère, mais l’adversaire auquel ils ont affaire ne reculera devant rien pour atteindre son but malsain !
Scarlet Traces mêle habilement science-fiction et horreur grâce à un récit aussi passionnant que surprenant et admirablement desservi par le dessin de D’Israeli.

La Presse en parle :

Se permettant quelques clins d’œil, Scarlet Traces offre une vision désabusée (et forte d’actualité, à moindre échelle) d’une nation trop occupée à subvenir aux besoins des puissants plutôt que de rechercher le bien-être collectif. Une bien belle variation, critique et palpitante, digne successeuse du chef d’œuvre originel.
8.5/10 – Krinein

Cette intrigue brillante et inventive s’avère d’autant plus enthousiasmante que le parcours du « héros », finalement condamné à l’impuissance et à la déchéance, est lui aussi inhabituel.
Relativement classique, le dessin de D’Israeli trouve un juste équilibre entre une rigueur victorienne toute « british » et cette folie science-fictive débridée qu’accentue une vigoureuse mise en couleurs. On notera au passage quelques clins d’oeil discrets, comme une caricature de Tintin, Milou et Haddock en page 42.
Bref, Scarlet Traces est un must pour tout amateur de SF et d’uchronie. On salive d’avance à l’annonce du deuxième volume !
- Noosfere

Edginton maîtrise son récit qui dépasse le simple cadre de la science-fiction : il puise dans la littérature populaire britannique du XIXème siècle pour nous dépeindre un Londres gargantuesque hanté par l’ombre de Jack l’Éventreur, mais aussi de Dracula et où les enquêteurs sont les cousins de Holmes et Watson.
- L’Avis des Bulles

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